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Congo (RDC): Un conflicto con 50 años de enfrentamientos

El conflicto actual entre los rebeldes del M23 y el ejército congoleño [en] no se puede llegar a conocer en toda su extensión sin un repaso histórico de cómo se gestaron los conflictos en la región de los grandes lagos. Esta es una cronología detallada de los últimos 50 años de enfrentamientos en dicha región.

En Congo Forum, Jacques MBOKANI escribe [fr]:

Depuis son accession à l’indépendance la R.D.C. a toujours été en proie à des conflits de tous ordres. … L’exposé consiste essentiellement à identifier les causes des conflits en RDC. … Les causes des conflits en R.D.C. peuvent être regroupées en deux catégories majeures. … les causes externes … et d’autre part, les causes internes.

Desde su independencia, la RDC ha estado sometida a conflictos de todos tipos (…) Lo expuesto consiste esencialmente en identificar las causas de los conflictos en la RDC (…) Las causas de los conflictos en la RDC pueden agruparse en dos categorías principales (…) las causas externas (…) y por otra parte, las causas internas.

El 30 de junio de 1963 se proclamaba la independencia del Congo, rebautizado como Congo-Léopoldville. El poder se reparte entre el jefe del estado, Joseph Kasa-Vubu, y el primer ministro Patrice Lumumba. El 25 de noviembre de 1965 [fr], apoyado por el gobierno belga y los EE.UU., el general Joseph-Désiré Mobutu destituye al presidente Kasa-Vubu, se hace con el poder y se proclama presidente de la República Democrática del Congo. Se mantendrá en el poder durante 30 años. El país tomará el nombre de Zaire entre 1971 y 1997.

Este vídeo narra los acontecimientos que rodearon el asesinato de Patrice Lumumba [fr]:

http://www.youtube.com/watch?v=cOYQjegItnM

Otro vídeo explica la llegada al poder de Mobutu: Roi Du Zaïre, La conquête du pouvoir [fr] (Mobutu: Rey de Zaïre, la conquista del poder):

Mucho dinero en juego

Jacques MBOKANI continúa [fr]:

Dans le film intitulé : « Blood Diamond » (le diamant du sang) un vieil homme soupirait en ces termes : « j’espère qu’ils ne vont pas trouver du pétrole… alors nous serons réellement en danger… ». Les propos de ce vieil homme, révèlent en réalité la question des ressources naturelles comme sources des conflits.

En la película titulada «Blood Diamond» (Diamantes de sangre), un anciano se queja: «Espero que no encuentren petróleo… si no, estaremos realmente en peligro…». Los deseos de este anciano plantean en realidad la cuestión de los recursos naturales como fuente de conflictos.

En la web Les cartes géographiques de la RDC [fr] nos informan:

Qualifié de scandale géologique, le sous-sol de la RD du Congo regorge de plusieurs minerais et d'énormes réserves énergétiques. Les ressources minières les plus connues sont celles des groupes de l'Etain, du Nobium et du Cuivre, auxquels on peut ajouter le manganèse, l'or et le diamant. Concernant les richesses énergétiques, on peut citer le pétrole off-shore de l'Atlantique et d'importants gisements du nord-est, lesquels aiguisent déjà, beaucoup d'appétits de tous les milieux mafieux aussi bien congolais qu'internationaux, au mépris des populations locales. De même, l'uranium dans le sud-est pays, ainsi que le gaz méthane du lac Kivu, font partie des ressources énergétiques dont le pays ne semble pas maitriser la gestion présente ou future. Ce manque d'autorité et de contrôle de ses propres richesses, se traduit par un trafic sans précédent à l'EST du pays, opéré par des bandes armées avec, malheureusement souvent, la complicité des congolais eux-mêmes au détriment de leur propre pays.

Calificado de escándalo geológico, el subsuelo de la RD del Congo está plagado de numerosos minerales y enormes reservas energéticas. Los recursos mineros más conocidos son los del grupo del estaño, el niobio y el cobre, a los que se puede añadir el manganeso, el oro y los diamantes. En cuanto a las riquezas energéticas, podemos citar el petróleo de sus costas atlánticas y los grandes yacimientos del noreste, que ya despiertan los apetitos de todos los medios mafiosos congoleños e internacionales, con desprecio de las poblaciones locales. También el uranio del sudeste del país y el gas metano del lago Kivu forman parte de los recursos energéticos que el país no parece ser capaz de gestionar ni ahora ni en el futuro. Esta falta de autoridad y de control sobre sus propias riquezas se traduce en un tráfico sin precedentes al ESTE del país, operado por bandas armadas con la desgraciadamente frecuente complicidad de los propios congoleños en detrimento de su propio país.

Las causas internas de los conflictos de la RDC se remontan a la dictadura de Joseph-Désiré Mobutu, que se mantuvo en el poder hasta 1997:

La raison du plus fort était la meilleure, … médiocrité de la classe politique, … l’effondrement et le manque d’indépendance de l’appareil judiciaire …inexistence des services publics tant administratifs que sociaux. … Le recrutement des militaires que ce soit par le processus normal ou dans le cadre du brassage ou mixage, ce recrutement se fait sans tenir compte de la citoyenneté, de l’âge, de la moralité ou du passé judiciaire

La ley del más fuerte era la mejor, (…) la mediocridad de la clase política, (…) el colapso y la falta de independencia del sistema judicial (…) la inexistencia de servicios públicos tanto administrativos como sociales (…) el reclutamiento de militares, ya sea por el proceso normal o en el marco de la mezcla o la diversidad, este reclutamiento se hace sin tener en cuenta la ciudadanía, la edad, la catadura moral o los antecedentes judiciales.

El siguiente vídeo ilustra la influencia que tenía Mobutu en la RDC durante ese periodo: Mobutu, Roi Du Zaïre 2 Le maitre du Jeu [fr] (Mobutu: Rey de Zaire 2, el maestro del juego):

Konexinfo [fr] recuerda cómo se ven implicados numerosos países en este conflicto:

La situation actuelle en RDC, dans la région du Kivu, découle de plusieurs conflits qui ont eu lieu depuis une vingtaine d’années dans la région des grands lacs africains. Ces multiples conflits sont liés les uns aux autres. De nouveaux seigneurs de la guerre prennent la relève de ceux qui accèdent au pouvoir.

La actual situación en la RDC, en la región de Kivu, deriva de varios conflictos que se vienen produciendo desde hace unos veinte años en la región de los grandes lagos africanos [fr]. Estos conflictos están vinculados unos con otros. Nuevos señores de la guerra toman el relevo a los que les anteceden en el poder.

Siete países en guerra sobre el suelo congoleño

Encuentro entre Kabila, Bush, Kagame y Annan en Nueva York en 2002, por Eric Draper - dominio público

Encuentro entre Kabila, Bush, Kagame y Annan en Nueva York en 2002, por Eric Draper – dominio público

En 1986, el ugandés Yoweri Museveni recluta y organiza un ejército de 6 000 hombres en las fronteras de Tanzania, Ruanda y Uganda y derroca al presidente electo de su país, Milton Obote.

En Ruanda, entre 1990 y 1993, el FPR encabezado por Paul Kagame lucha contra el régimen de partido único del presidente Juvénal Habyarimana.

En 1994, el genocidio de Ruanda (que comparte frontera con la RDC) empuja a unos 2 millones de personas a instalarse al este del país.

De Zaire a República Democrática del Congo [fr] y al caos actual:

En 1996, dans le Sud-Kivu, début de la rébellion des Banyamulenge, des Congolais Tutsi d'origine rwandaise (qui pour fuir les violences du Rwanda sont installés dans la région depuis 1959), soutenus militairement par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Avec d'autres opposants au président zaïrois le maréchal Mobutu, ils se regroupent dans l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Zaïre (AFDL) dirigée par Laurent-Désiré Kabila.

Après 30 ans de pouvoir, le président Mobutu part en exil avant la victoire des rebelles. Laurent-Désiré Kabila s'autoproclame président de la République démocratique du Congo (RDC), nouvelle dénomination du Zaïre. Les rebelles investissent la capitale Kinshasa le 17 mai 1997.

Démantèlement les camps de réfugiés rwandais infiltrés par les ex-Forces armées rwandaises et les milices de Hutu extrémistes -les Interahamwe- responsables du génocide de 1994 au Rwanda.

Laurent-Désiré Kabila rompt ses alliances avec le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi.

En 1998, une nouvelle rébellion de Tutsi Banyamulenge éclate au Kivu contre les troupes gouvernementales de Laurent-Désiré Kabila, soutenue par ses ex-alliés, le Rwanda et l’Ouganda. Elle forme une coalition politico-militaire, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), dirigée par Ernest Wamba dia Wamba.

Sept pays en guerre sur le sol congolais : les rebelles congolais soutenus par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi… s’emparent de Kisangani (capitale de la Province orientale), troisième ville du pays. Ils seront stoppés dans leur avancée vers Kinshasa par l'intervention des troupes venues d’Angola, de Namibie et du Zimbabwe.

C’est la partition du pays : les Nord et Sud-Kivu tombent sous le contrôle du RC ; l'ouest reste sous le contrôle de Laurent-Désiré Kabila et de ses alliés (Angola, Namibie et Zimbabwe).

Toujours en 1998, une autre rébellion dirigée par Jean-Pierre Bemba dans la province de l'Equateur, le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) prend le contrôle de la région, soutenu par l’Ouganda ils s'emparent de la ville de Kindu des régions minières du Kasaï et du Katanga.

17 mai 1999, le RCD d’Ernest Wamba dia Wamba se scinde en deux mouvements : RCD-Goma dirigée par Émile Ilunga Kalambo et appuyée par le Rwanda et RCD-Kisangani qui reste sous le contrôle de Ernest Wamba dia Wamba soutenue par l’Ouganda qui soutient aussi le MLC de Jean-Pierre Bemba.

Le gouvernement de Laurent-Désiré Kabila ne contrôle plus que la moitié ouest du pays.

Les accords de Lusaka (Zambie) qui sont signés en juillet 1999 ne changent rien aux massacres : l'armée rwandaise occupe une partie de la Province orientale, le Nord et le Sud-Kivu ainsi que le Nord-Katanga. L'armée ougandaise contrôle la partie nord de la province de l'Equateur et de la Province orientale. Malgré l'accord, combats et massacres continuent et les deux pays se disputent le contrôle de la ville de Kisangani, plaque tournante du marché du diamant, causant la morts de deux cents civils.

En 2001 du président Laurent-Désiré Kabila est assassiné, son fils Joseph Kabila est nommé chef de l'Etat le 17 janvier.

En 1996, al sur de Kivu, comienza la rebelión de los Banyamulenge, congoleños tutsi de origen ruandés (que se fueron instalando en la región a partir de 1959, huyendo de la violencia de Ruanda), apoyados militarmente por Ruanda, Uganda y Burundi. Con otros opositores al presidente de Zaire, el mariscal Mobutu, se reagrupan en la Alianza de Fuerzas Democráticas para la Liberación del Congo (AFDL), dirigida por Laurent-Désiré Kabila.

Después de 30 años en el poder, el presidente Mobutu parte al exilio ante la victoria de los rebeldes. Laurent-Désiré Kabila se autoproclama presidente de la República Democrática del Congo (RDC), nueva denominación de Zaire. Los rebeldes sitian la capital, Kinshasa, el 17 de mayo de 1997.

Desmantelamiento de los campos de refugiados ruandeses infiltrados por la antiguas fuerzas armadas ruandesas y las milicias extremistas hutus –los Interahamwe–, responsables del genocidio de 1994 en Ruanda.

Laurent-Désiré Kabila rompe sus alianzas con Ruanda, Uganda y Burundi.

En 1998, estalla en Kivu una nueva rebelión de tutsis Banyamulenge contra las tropas gubernamentales de Laurent-Désiré Kabila, apoyados por sus antiguos aliados, Ruanda y Uganda. Se forma una coalición político militar, el Reagrupamiento Congoleño por la Democracia (RCD), dirigido por Ernest Wamba dia Wamba.

Siete países en guerra en suelo congoleño: los rebeldes congoleños sostenidos por Ruanda, Uganda y Burundi (…) se apoderan de Kisangani (capital de la Provincia Oriental), tercera ciudad del país. Solo la intervención de tropas llegadas de Angola, Namibia y Zimbabue detendrá su avance hacia Kinshasa.

Es la división del país: Kivu Norte y Sur caen bajo control del RC; el oeste sigue bajo control de Laurent-Désiré Kabila y sus aliados (Angola, Namibia y Zimbabue).

También en 1998, durante otra rebelión dirigida por Jean-Pierre Bemba en la provincia del Ecuador, el Movimiento para la Liberación del Congo (MLC) toma el control de la región, y apoyado por Uganda se apodera de la ciudad de Kindu y de las regiones mineras de Kasai y Katanga.

El 17 de mayo de 1999, el RDC de Ernest Wamba dia Wamba se escinde en dos movimientos: el RDC-Goma, dirigido por Émile Ilunga Kalambo [fr] y apoyado por Ruanda, y el RDC-Kisangani, que continúa bajo control de Ernest Wamba dia Wamba, apoyado por Uganda, que también apoya al MLC de Jean-Pierre Bemba.

El gobierno de Laurent-Désiré Kabila ya no controla más que la mitad oeste del país.

Los acuerdos de Lusaka (Zambia), firmados en julio de 1999 no detienen las masacres: el ejército ruandés ocupa una parte de la Provincia Oriental, Kivu Norte y Sur, así como Katanga Norte. El ejército ugandés controla la parte norte de la provincia de Ecuador y de la Provincia Oriental. A pesar el acuerdo, siguen los combates y las matanzas, y los dos países se disputan el control de la ciudad de Kisangani, punto neurálgico del mercado de diamantes, causando la muerte de doscientos civiles.

En 2001 es asesinado el presidente Laurent-Désiré Kabila, y su hijo Joseph Kabila es nombrado jefe de estado el 17 de enero.

Los países implicados más o menos directamente en los conflictos del Congo, por Jaro7788 -dominio público.

Los países implicados más o menos directamente en los conflictos del Congo, por Jaro7788 -dominio público.

Una serie de resoluciones de las Naciones Unidas, de acuerdos entre combatientes y de tentativas de democratización reducen las masacres y las violaciones de guerra en la RDC, lo que permite a las potencias extranjeras y a las empresas mantener el acceso a los minerales preciosos indispensables en nuestros teléfonos móviles [fr].

Jacques MBOKANI concluye [fr]:

En résumé, la cause centrale réside dans la faillite de l’Etat congolais qu’il faut reconstruire. C’est parce que l’Etat n’existe plus que les Etats voisins pillent, violent et font ce qu’ils font. C’est parce que l’Etat n’existe plus qu’il y a la prolifération des seigneurs de guerre et la prolifération des armes légères.

En resumen, la causa esencial radica en el colapso del estado congoleño, que hay que reconstruir. Como el estado ya no existe, los estados vecinos saquean, violan y hacen lo que hacen. Como el estado ya no existe, proliferan los señores de la guerra y las armas ligeras.

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